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Thème pastoral 2011 – Quand vous priez, ditez : Notre Père |
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Bernadette connaissait les principales prières chrétiennes, elle les avait apprises et les récitait en famille, le soir près de la cheminée, au cachot. Retirée à Nevers, chez les sœurs de la Charité, Bernadette passa énormément de temps à réciter le chapelet et à prier le Notre Père. Si l’idée de Dieu–Père est peu présente dans l’ancien testament, par contre dans le nouveau testament Jésus vient nous révéler Dieu comme un Père aimant les hommes et les adoptant comme ses filles et ses fils. IL est le Père de Jésus et IL est Notre Père. En prononçant lui-même le Notre Père et en l’apprenant à ses disciples, Jésus fait de nous ses sœurs et ses frères. Jésus est notre commun et grand frère. Nous sommes une seule et même famille. A Lourdes, en 2011, nous reprendrons davantage conscience de cette réalité et de cette exigence fraternelle qui en découle. |
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Très tôt dans l’Histoire de l’Eglise le Notre Père est prié par les premières communautés. Il est tout particulièrement lié au catéchuménat et au baptême. Avant le baptême le catéchumène « recevait » le Notre Père mais ne pouvait pas encore le dire vraiment. La nuit de Pâques, après avoir reçu le premier sacrement, qui fait de lui une fille/un fils de Dieu, le nouveau baptisé pouvait alors, et alors seulement, prier le Notre Père en toute vérité. Retenons que dire le Notre Père et le prier vraiment, sont deux attitudes très différentes. Au cours de l’Histoire, le texte du Notre Père a connu de légères variantes dues aux diverses traductions. Toutefois le texte que nous connaissons aujourd’hui est resté fidèle aux évangiles. De plus, depuis quelques années, catholiques et protestants ont adopté le même texte. Ils peuvent donc le prier ensemble lors de certaines rencontres ou célébrations communes. Voilà un signe positif d’œcuménisme. |
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Les demandes du Pater peuvent être découpées ainsi : la glorification du nom de Dieu, la venue de son règne et la réalisation de sa volonté ainsi que la demande de pain, l’engagement au pardon, la non-soumission à la tentation et la libération du mal. Remarquons que les trois premières demandes concernent Dieu lui-même, les quatre suivantes nous concernent. Il est impossible ici de rendre compte de toute la richesse des exposés. L’oraison dominicale, prière par excellence de la communauté chrétienne, est proclamée ou chantée pour débuter le rite de la communion au cours de l’eucharistie. Nombreux sont les chrétiens qui se donnent la main, geste fraternel, durant cette prière. Ainsi, avant de partager le même pain, les chrétiens affirment, par la prière du Notre Père, leur appartenance au peuple des enfants de Dieu. Ils reconnaissent qu’ils sont tous sœurs et frères aimés du même Père. Ils communient alors au pain vivant, corps du Christ, don d’amour du Père. |
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Ainsi le Notre Père a sa place non seulement dans la prière quotidienne du chrétien mais tout particulièrement dans les sacrements et les prières communautaires. Il importe donc de prier le Notre Père seul dans le secret de notre chambre mais aussi dans nos diverses assemblées liturgiques et rencontres entre chrétiens. Le Notre Père est plus qu’un résumé ou un condensé du mystère chrétien. Il est comme une loupe grossissante qui permet de lire, avec l’intelligence du cœur, la bible, chaque sacrement et l’entièreté de mystère divin. Le Notre Père se présente comme une autre écriture des Béatitudes et rassemble l’ensemble du grand discours du Seigneur sur la montagne dans l’évangile de Matthieu. Le Notre Père est comme le phare qui éclaire toute notre vie de chrétien. Rentré de Lourdes, je prie le Notre Père avec plus d’intensité, de profondeur et de foi. Je me sens, chaque fois que je le récite, même seul, en communion avec tous les chrétiens de la terre et de l’Histoire. |
